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Procédures collectives et mise en œuvre de la clause résolutoire :

dimanche 7 juillet 2013

Le paragraphe 3° de l’article L. 641-12 du Code de commerce stipule que « le bailleur peut également demander la résiliation judiciaire ou faire constater la résiliation de plein droit du bail pour défaut de paiement des loyers et charges afférents à une occupation postérieure au jugement de liquidation judiciaire dans les conditions prévues aux troisième à cinquième alinéas de l'article L. 622-14 », ce dernier texte précisant que le bailleur ne peut agir qu'au terme d'un délai de trois mois qui court à compter du jugement d'ouverture.

 

Une incertitude apparait à la lecture de ces deux articles du fait que l'article L. 641-12 fait référence au jugement de liquidation judiciaire, tandis que le texte auquel il se réfère fait mention du jugement d'ouverture.

 

Qu'en est-il lorsque le jugement ouvrant la sauvegarde ou le redressement judiciaire est converti en liquidation judiciaire ? Le jugement de conversion fait-il courir un nouveau délai de trois mois ?

 

Dans un arrêt du 19 Février 2013, publié au Bulletin, la Chambre commerciale de la Cour de Cassation s’est positionnée sur la question, de telle sorte que la détermination du point de départ du délai de trois mois ne se prête désormais à aucune difficulté : ce point de départ est soit la date du jugement d'ouverture de la liquidation judiciaire lorsque celle-ci est prononcée immédiatement, soit celle du jugement d'ouverture de sauvegarde ou de redressement judiciaire en cas de conversion ultérieure de la procédure en liquidation judiciaire (Cass. com., 19 févr. 2013, n° 12-13.662, FS–P+B).

 

En l’espèce la résiliation du bail commercial était acquise et le pourvoi du liquidateur est rejeté.

 

Il convient de souligner que ce dernier aurait toutefois pu solliciter des délais permettant de faire face dans un proche avenir, après la réalisation de la cession du fonds de commerce d’ores et déjà autorisée par le Juge commissaire, au paiement des sommes dues.

 

Transmission d'entreprise : une taxation revue à la baisse!

mercredi 3 juillet 2013

Lors de son discours de clôture des assises de l’entrepreneuriat, le Chef de l’Etat semble renouer avec les entreprises, dont il s’était mis à dos leurs dirigeants au cours de la dernière Loi de Finances, donnant naissance au mouvement des « Pigeons ».

 

En effet, un nouveau régime d’imposition des plus-values mobilières est annoncé et viendrait largement simplifier le régime actuellement applicable.

 

Entre le régime de droit commun (intégration au barème) et les régimes d'exception (régime des pigeons, cessions intrafamiliales, exonération en cas de départ à la retraite..), il devenait difficile de s'y retrouver...

 

Les dispositifs existants seraient remplacés par deux régimes de référence : un régime de droit commun et un régime "incitatif" qui se substituerait aux dispositifs dérogatoires actuels.

 

Dans le cadre de ces deux régimes, toutes les plus-values seraient intégrées au barème progressif de l'impôt sur le revenu. En revanche, les abattements seraient plus importants.

 

Régime de droit commun :

Les plus-values seraient imposées au barème progressif après application, à partir de 2 ans de détention, d'un abattement de : 

- 50 % entre 2 et moins de 8 ans de détention,

- 65 % à compter de 8 ans de détention. 

 

Régime "incitatif" :

Destiné à favoriser la création d'entreprise et la prise de risque élevée, il s'appliquerait : 

- aux plus-values de cession de titres de PME de moins de 10 ans ;

- aux plus-values actuellement exonérées : plus-values réalisées lors du départ à la retraite du dirigeant, investissements dans les Jeunes Entreprises Innovantes (JEI), cessions au sein d'une même famille.

 

Pour ces plus-values, les taux d'abattement seraient majorés et fixés à :

- 50 % entre 1 an et moins de 4 ans de détention, 

- 65 % entre 4 ans et moins de 8 ans de détention,

- 85 % au-delà de 8 ans.

 

Par ailleurs, pour les chefs de petites entreprises qui partent à la retraite, un abattement complémentaire de 500 000 € serait pratiqué sur le montant de leur plus-value.

 

 

L’ensemble de ces dispositions devrait être repris dans une prochaine Loi de finances rectificative, que nous ne manquerons pas de commenter.

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